Bonjour,
Je réponds au doux nom de Minette, et oui ! Je le trouve plus chouette que Poussy. Parce que la personne chez qui je loge voulait m’appeler ainsi mais je suis assez rebelle. Il faut pas me la faire à moi : eh oh !
Je suis arrivée chez elle, c’était en août, il y a douze ans, un soir d’orage. J’avais pratiquement 4 mois. J’ai vu une porte de garage ouverte….alors comme il pleuvait des cordes, sauve qui peut ! Tous aux abris !
Alors, j’étais tranquille là, à me sécher dans l’obscurité… Quand, tout à coup, une étrange chose roulante s’arrête dans le garage.
Tout d’abord, mon choix fut de ne pas faire de bruit et observer. Ben oui ! Pas téméraire la minette tout de même !
Et là, je vois deux pattes descendre de cette chose étrange qui faisait du bruit. Il paraît que ça s’appelle une voiture. Moi, je n’en sais rien, bien sûr ! Je parle le chat, alors ! Et comme tout semble calme, je me décide à me manifester un peu ! J’ai trop faim ! Miaou ! fais je tout doucement, une première fois, le cœur battant la chamade. Là, les deux pattes s’immobilisent… puis reprennent leur chemin.
MIAOU ! fais je plus fort cette fois. Oups ! Les deux pattes se figent et reviennent sur leurs pas. Elles s’approchent de moi… en disant « Minou ! Minou ! ». Puis une main se tend vers moi, elle a l’air amical. Alors, je la sens avec mon museau et puis hop me voilà, volant dans les airs. Waouh ! Je vole ! Je vole ! Je vois le monde en hauteur ! C’est grand le monde ! Et hop, me voilà au chaud, calée sur un bras et une autre main me caresse.
Je suis trempée ! Je tremble… de froid ou de peur ? Un peu des deux certainement. Une porte s’ouvre ! C’est là que la personne loge. On me pose et me fait attendre dans l’entrée. Je sais qu’on m’annonce et qu’on va bientôt s’occuper de moi (du moins, je l’espère). J’attends poliment dans un coin. Je me réchauffe. Hummmmmm ! Il fait chaud ici ! Tiens ! Quelque chose de doux et chaud. On me frotte avec ! Ca fait du bien et du coup je ne suis plus trempée ! Je n’arrête pas de ronronner à qui mieux-mieux ! Je suis perdue dans cette chose douceur. Et puis, je miaule encore. On me fait attendre dans l’entrée. La personne revient avec une assiette (miam ! miam !) du jambon coupé et un bol de lait ! Je me jette dessus…. Trop bon ! Miam ! Je me régale ! Je sens qu’on me caresse et mes cotes sont si apparentes. Je n’avais pas fait si bonne chère depuis si longtemps, repue, je me roule en boule dans un coin et je m’endors. Je sais, qu’à côté de moi, on parle de mon avenir. Ça discute beaucoup et ça me berce. Je sais que si je suis sage, je pourrai rester ici, avec les personnes qui logent là…. Alors, elle n’est pas belle la vie, hein ?